spectacle lyrique

2 Bouffes en 1 acte

Offenbach / Hervé

Date
5 juin 2018 – 20h30
Théâtre des Bouffes du Nord
Tarifs de 14 à 32 € Réserver
Programme de salle

Production Bru Zane France
En coréalisation avec le C.I.C.T. – Théâtre des Bouffes du Nord
Résidence de création à La Ferme du Buisson
Avec le soutien d’Arcadi Île-de-France

Croirait-on que les opéras et opérettes en un acte représentent presque les deux tiers du répertoire lyrique français de l’époque romantique, tant ils sont rarement joués aujourd’hui ? Prévus pour des petits théâtres qui manquaient bien souvent de moyens financiers, ces spectacles étaient asservis aux proscriptions d’un décret de 1807 : pas plus de deux ou trois personnages en scène, pas de chœur, pas de ballet… Mais Hervé et Offenbach – passés maîtres dans l’art de détourner les interdits – surent faire beaucoup avec peu en laissant imaginer ce qu’ils ne pouvaient montrer. Deux ténors sur scène, simplement accompagnés d’un piano, interprétent tour à tour Fignolet – le compositeur toqué en personne – et son domestique Séraphin puis les mendiants Patachon, « Haveugle de nessance », et Giraffier, « Aveugue par axidans » qui se disputent la meilleure place sur un pont… Ce répertoire incroyablement drôle et inventif ne manque pas de prendre à parti le public pour que scène et salle ne fassent qu’un, célébrant à l’unisson cet « esprit de Paris » à mi-chemin entre comique grivois et surréalisme des situations.

Introduction aux œuvres 30 minutes avant le spectacle.

Flannan Obé ténor
Raphaël Brémard ténor
Christophe Manien piano
Lola Kirchner mise en scène, décors et costumes
Cyril Monteil lumières

PROGRAMME

Les Deux Aveugles (1855)
Bouffonnerie musicale en un acte, musique de Jacques Offenbach sur un livret de Jules Moinaux.
Le Compositeur toqué (1854)
Bouffonnerie musicale en un acte, paroles et musique d’Hervé.

Une belle occasion de découvrir le répertoire drôle et inventif des pièces en un acte du XIXe siècle.

Françoise Sabatier-Morel, Télérama

Flannan Obé et Raphaël Brémard font revivre, avec un abattage qui force le respect et une gouaille que l’on croirait tout droit sortie du Paris de 1850, deux perles oubliées.

Thierry Hillériteau, Le Figaro

Le duo que forment les deux artistes semble déjà parfaitement rôdé, surtout dans la relation de clown blanc et d’auguste qui s’instaure dans « Le Compositeur toqué » (à moins qu’ils ne soient Vladimir et Estragon), et la clownerie paraît être ici la chose du monde la mieux partagée.

Laurent Bury, forumopera.com

Nul ne pourrait parier du vainqueur de cette concurrence entre Hervé et Offenbach.

Journal des débats, septembre 1855