opérette

Les P’tites Michu

d'André Messager

Opérette en trois actes sur un livret d’Albert Vanloo et Georges Duval,
créée le 16 novembre 1897 aux Bouffes-Parisiens.
Version pour dix chanteurs et douze instrumentistes

Dates
19 juin 2018 – 19h
Athénée Théâtre Louis-Jouvet
Tarifs de 12 à 48 € Réserver
20 juin 2018 – 20h
Athénée Théâtre Louis-Jouvet
Tarifs de 12 à 48 € Réserver
22 juin 2018 – 20h
Athénée Théâtre Louis-Jouvet
Tarifs de 12 à 48 € Réserver
24 juin 2018 – 16h
Athénée Théâtre Louis-Jouvet
Tarifs de 12 à 48 € Réserver
26 juin 2018 – 19h
Athénée Théâtre Louis-Jouvet
Tarifs de 12 à 48 € Réserver
27 juin 2018 – 20h
Athénée Théâtre Louis-Jouvet
Tarifs de 12 à 48 € Réserver
29 juin 2018 – 20h
Athénée Théâtre Louis-Jouvet
Tarifs de 12 à 48 € Réserver
Programme de salle

Production déléguée Bru Zane France
Production exécutive compagnie Les Brigands
Coproduction Angers Nantes Opéra
En coréalisation avec l'Athénée Théâtre Louis-Jouvet
Décors et costumes réalisés par les ateliers d'Angers Nantes Opéra

Transcription de Thibault Perrine pour 10 chanteurs et 12 instrumentistes

Deux fillettes, l’une de haute naissance, l’autre d’origine plus modeste, échangées dans leur bain ; un projet de mariage imminent ; des premiers émois amoureux et quelques intrigues… C’est sur cet amusant canevas que Messager crée une partition alerte et joyeuse, aussi gracieuse que tonique. Sous l’apparente facilité d’un style qui rappelle parfois Lecocq, la sûreté de main du compositeur s’exprime dans toute sa plénitude. Si les mélodies, à la fois simples et élégantes, séduisent immédiatement, c’est leur harmonisation et leur instrumentation qui en font tout le prix. La création des P’tites Michu aux Bouffes-Parisiens, le 16 novembre 1897, est un succès immédiat. La distribution réunit pour l’occasion deux immenses vedettes de la scène parisienne dans les rôles titres, Alice Bonheur (Marie-Blanche) et Odette Dulac (Blanche-Marie). Chacun des titres de l’ouvrage devient très vite un « air à succès », tel le duetto « Blanche-Marie et Marie-Blanche ». Après plus de 150 représentations, l’œuvre gagne les provinces puis l’étranger, finissant même par devenir un musical de Broadway, 20 ans plus tard.

compagnie LES BRIGANDS
Pierre Dumoussaud direction musicale
Rémy Barché mise en scène
Alix Fournier Pittaluga assistante à la mise en scène
Frédéric Jouannais chef de chant
Salma Bordes scénographie
Oria Steenkiste costumes
Florent Jacob lumières
Marianne Tricot illustrations
Stéphane Bordonaro vidéo
Antoine Reibre son
Marie Bonnier régie générale

Blanche-Marie Anne-Aurore Cochet
Marie-Blanche Violette Polchi
Gaston Philippe Estèphe
Madame Michu Marie Lenormand
Monsieur Michu Damien Bigourdan
Général des Ifs Boris Grappe
Aristide Artavazd Sargsyan
Bagnolet Romain Dayez
Mademoiselle Herpin Caroline Meng
Mademoiselle Ida Jenny Daviet

Le sujet de la pièce est simple : d’abord 1793, en pleine Terreur – puis en 1810. Deux jeunes filles sont élevées par un couple d’honorables commerçants, les Michu, qui tiennent boutique aux Halles de Paris. Les deux filles sont du même âge, et se croient absolument sœurs jumelles. Mais en réalité, seule l’une d’elles est le fruit du ménage Michu. L’autre est la fille du Marquis des Ifs. Ce dernier, veuf d’une épouse morte en couches et père d’un bébé, dans l’obligation de quitter Paris pour échapper à ses poursuivants, avait confié l’enfant aux bons soins de Mme Michu, laquelle avait été à son service avant son mariage. Mais le hasard avait mal fait les choses : mélangées dans leur bain par M. Michu, il avait ensuite été impossible de distinguer la fillette Michu et la fillette des Ifs. Dix-huit ans plus tard, retour du Marquis des Ifs, devenu Général d’Empire. Il revient chercher sa fille pour la donner en mariage au beau Capitaine Gaston, son officier d’ordonnance. Les Michu sont forcés d’avouer leur incapacité à distinguer parmi les deux adolescentes celle qui leur avait été confiée. Le Général tonitrue et enjoint Gaston d’en choisir l’une des deux – étant concerné au premier chef. Marie-Blanche est aussi vive et désinvolte que Blanche-Marie est timide et réservée.

Gaston choisit Marie-Blanche, au comble de la joie, tandis que Blanche-Marie songe avec mélancolie et un brin de désespoir au premier commis de ses parents, ce nigaud d’Aristide, qu’elle va devoir épouser. Comme il se doit, Marie-Blanche, futée et pleine de ressources, a compris que sa sœur aimait en secret le beau Capitaine Gaston – tandis qu’elle-même, si elle est flattée d’avoir été choisie par le fringant officier, ne s’imagine pas vivre une vie de désœuvrement et de mondanités obligées. Alors, elle imagine de coiffer et costumer Blanche-Marie telle qu’était Madame des Ifs à son âge. La ressemblance est frappante – elle est le portrait de sa mère – et la conclusion s’impose. Blanche-Marie épousera Gaston tandis que, sans regret, Marie-Blanche se destine à Aristide – elle fera l’une des plus belles marchandes des Halles.

C’est sur cet amusant et gentil canevas que Messager couture à façon une partition alerte et joyeuse, aussi gracieuse que tonique. Sous l’apparente facilité, la sûreté de main du compositeur s’exprime dans toute sa plénitude. Mélodies simples mais racées, qui coulent avec facilité ; de facture classique, elles ne courent jamais au poncif, s’attendrissent ou s’avivent au gré d’une émotion, du plus enjoué au plus retenu – et même, soudain, un motif de cantique, qui rappelle le séjour de Messager à l’École Niedermeyer. Si les mélodies, à la fois simples et élégantes, séduisent immédiatement, leur harmonisation et l’instrumentation en font tout le prix. Coloriste raffiné, Messager habille son orchestre et pimente le chant avec élégance, varie les couleurs avec une maîtrise qui permet à l’orchestre – de taille réduite, car la fosse des Bouffes-Parisiens ne permet pas d’accueillir une grande formation – de chatoyer avec tout autant d’éclat et de rondeur qu’un orchestre plus fourni. Claude Debussy, qui appréciait Messager et ses œuvres, avait une tendresse toute particulière pour ces P’tites Michu – tout comme Fauré ou Saint-Saëns, toujours attentifs aux œuvres de l’ami Messager.

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« L’œuvre d’André Messager est un régal de drôlerie. »

Thierry Hillériteau, Le Figaro

« Une orchestration légère, des mélodies très joyeuses et beaucoup de savoir-faire. »

Classica

« La production remporte logiquement les rires et l’adhésion du public. »

Damien Dutilleul, Ôlyrix