opéra-comique

Madame Favart

de Jacques OFFENBACH

Opéra-comique en trois actes sur un livret de Henri Chivot et Alfred Duru, créé le 28 décembre 1878 aux Folies-Dramatiques.

Dates
20 juin 2019 – 20h
Opéra Comique
Réserver
22 juin 2019 – 20h
Opéra Comique
Réserver
24 juin 2019 – 20h
Opéra Comique
Réserver
26 juin 2019 – 20h
Opéra Comique
Réserver
28 juin 2019 – 20h
Opéra Comique
Réserver
30 juin 2019 – 15h
Opéra Comique
Réserver

Production Opéra Comique
Coproduction Opéra de Limoges / Théâtre de Caen / Bru Zane France
Partitions éditées et mises à disposition par le Palazzetto Bru Zane

Anne Kessler, mise en scène
Guy Zilberstein, dramaturgie
Andrew D. Edwards, décors
Bernadette Villard, costumes
Glyslein Lefever, chorégraphie
Arnaud Jung, lumières
Marine Thoreau La Salle, cheffe de chant
Jeanne Pansard-Besson, assistante à la mise en scène
Alice Cambournac, assistante costumier
Mikaël Fau, assistant chorégraphe

CHŒUR DE L’OPÉRA DE LIMOGES
ORCHESTRE DE CHAMBRE DE PARIS
Laurent Campellone, direction

Madame Favart, Marion Lebègue
Charles-Simon Favart, Christian Helmer
Hector de Boispréau, François Rougier
Le Major Cotignac, Franck Leguérinel
Suzanne, Anne-Catherine Gillet
Le Marquis de Pontsablé, Éric Huchet
Biscotin, Lionel Peintre
Le Sergent Larose, Raphaël Brémard

C’est le 28 décembre 1878 qu’est créé, aux Folies-Dramatiques, l’opéra-comique en trois actes Madame Favart d’Offenbach, sur un texte de Chivot et Duru. Librettistes de plusieurs succès de Lecocq et Hervé, les deux auteurs renouvellent ici leur inspiration au contact d’un personnage ayant réellement existé : la célèbre actrice Justine Favart et son mari Charles-Simon. À la même époque, on portait sur scène la danseuse La Camargo (Lecocq), comme plus tard Hahn s’intéressera à Mlle Guimard. L’intrigue – purement imaginaire – s’appuie assez peu sur un néoclassicisme attendu, mais bien davantage sur des rythmes et des danses populaires qui rappellent la condition du couple d’artistes. Offenbach cite à bon escient, dans l’ouverture et un chœur du premier acte, la chanson « Elle aime à rire, elle aime à boire » de Fanchon la vielleuse, personnage incarné en son temps avec succès par Mme Favart. De même, à l’acte III, une mise en abyme donne à voir, comme théâtre dans le théâtre, une représentation de l’opéra-comique La Chercheuse d’esprit, autre triomphe véridique du couple. Utilisant la réputation d’excellence dans le travestissement de Mme Favart, l’ouvrage multiplie les quiproquos en déguisant le personnage principal au gré de ses mésaventures.

Synopsis

Hector, greffier, aime Suzanne, dont le père, le major Cotignac, souhaite la marier à un cousin.
Il est toutefois convenu que si Hector obtient le poste de lieutenant de police, il pourra épouser Suzanne. De son côté, Mme Favart a été emprisonnée dans un couvent pour avoir refusé les avances du vieux maréchal de Saxe. L’aubergiste Biscotin cache M. Favart, qui a fui pour échapper à la même punition. Son épouse réussit à s’échapper sous un déguisement de religieuse. Arrivée à l’auberge, elle rencontre son vieil ami Hector. Lorsqu’il échoue à obtenir la nomination au poste de lieutenant de police, Mme Favart se rend chez le gouverneur, fait semblant d’être la femme d’Hector, et obtient le poste grâce à un jeu de séduction habile. Hector, Suzanne et les Favart se rendent alors à Douai, où les Favart attendent la première occasion de s’échapper en Belgique. Lors d’une fête organisée par le nouveau lieutenant de police Hector, le gouverneur arrive et flirte avec Mme Favart, la prenant pour l’épouse du lieutenant. Résultat du quiproquo : il arrête Suzanne, qu’il croit être Mme Favart et l’envoie au camp du maréchal de Saxe. Mme Favart y suit la malheureuse et donne une représentation théâtrale qui connaît un grand succès. Elle reçoit un bouquet du roi avec une note jointe demandant la démission du gouverneur. Favart est nommé directeur de l’Opéra-Comique, et Mme Favart y devient première chanteuse.

Lire la suite... Cacher

Offenbach en quelques mots

D’origine juive allemande, né en 1819 d’un père chantre à la synagogue de Cologne, Offenbach se destina dans un premier temps à la carrière de violoncelliste virtuose. Doué, il fut bien vite envoyé au Conservatoire de Paris où il étudia pendant un an sous la direction de Vaslin avant de démissionner. Pour subvenir à ses besoins, il intégra pendant deux ans l’orchestre de l’Opéra-Comique, tout en fréquentant divers salons avec assiduité. De cette époque difficile datent plusieurs pièces destinées à son instrument (dont un Concerto militaire) ainsi que quelques romances. Son intérêt grandissant pour la scène ne rencontre alors guère d’échos favorables, malgré des tentatives répétées.
Il devra se consoler en composant plusieurs musiques de scène pour la Comédie-Française, dont il assure la direction de 1850 à 1855. À cette date, il décide de créer son propre théâtre – les Bouffes-Parisiens – situé non loin de l’Exposition universelle : le succès est immédiat. Jusqu’à sa disparition, Offenbach composa plus d’une centaine d’ouvrages d’ampleur et de fortune diverses, mais dont de nombreux titres comptèrent et comptent encore parmi les grands classiques de l’opéra-comique et de l’opéra-bouffe, genre auquel il donna ses lettres de noblesse.
Citons notamment Orphée aux Enfers (1858), La Belle Hélène (1864), La Vie parisienne (1866), La Grande-Duchesse de Gérolstein (1867), La Périchole (1868), Les Brigands (1869), La Fille du tambour-major (1879) et surtout l’opéra fantastique Les Contes d’Hoffmann (1881), son chef-d’œuvre posthume. Il meurt couvert de gloire en 1880.

Lire la suite... Cacher