opérette

Mam’zelle Nitouche

d'Hervé

Vaudeville-opérette en 3 actes et 4 tableaux d’Hervé sur un livret d’Henri Meilhac et Albert Millaud, créé le 26 janvier 1883 au Théâtre des Variétés.

Dates
7 juin 2019 – 20h
Théâtre Marigny
Réserver
9 juin 2019 – 15h
Théâtre Marigny
Réserver
10 juin 2019 – 20h
Théâtre Marigny
Réserver
11 juin 2019 – 20h
Théâtre Marigny
Réserver
12 juin 2019 – 20h
Théâtre Marigny
Réserver
14 juin 2019 – 20h
Théâtre Marigny
Réserver
15 juin 2019 – 20h
Théâtre Marigny
Réserver
Programme de salle

Production Bru Zane France
Coproduction Angers Nantes Opéra / Opéra de Toulon / Opéra de Limoges / Opéra de Rouen Normandie / Opéra Orchestre national Montpellier Occitanie / Opéra de Tours / Opéra Grand Avignon / Théâtre du Capitole de Toulouse
Résidence au Conservatoire Lully – Ville de Puteaux
Costumes réalisés par les ateliers d’Angers Nantes Opéra
Édition musicale Palazzetto Bru Zane

Pierre-André Weitz, mise en scène
assisté de Victoria Duhamel
Pierre-André Weitz, costumes, scénographie et maquillage
assisté de Pierre Lebon et Mathieu Crescence
Bertrand Killy, lumières
Iris Florentiny, chorégraphie
assistée de Yacnoy Abreu Alfonso
Antoni Sykopoulos, chef de chant
Ingrid Chevalier, régie plateau
Nathalie Bègue, habillage

LES FRIVOLITÉS PARISIENNES
Christophe Grapperon, direction musicale

Denise de Flavigny / Mam’zelle Nitouche, Lara Neumann
Célestin / Floridor, Damien Bigourdan
La Supérieure / Corinne, Miss Knife Fernand de Champlâtreux, Samy Camps
Le Major, comte de Château-Gibus, Eddie Chignara
Loriot, Olivier Py
La Tourière / Sylvia, Sandrine Sutter
Le Directeur, Antoine Philippot
Lydie, Clémentine Bourgoin
Gimblette, Ivanka Moizan
Gustave, officier, Pierre Lebon
Robert, officier, David Ghilardi
Le Régisseur, Piero (alias Pierre-André Weitz)

Après deux ans en tournée, Mam’zelle Nitouche posera ses valises à Paris pour sept dates au Théâtre Marigny. Lara Neumann y recroisera Miss Knife en Mère Supérieure – alias Olivier Py – dans une mise en scène de Pierre-André Weitz. L’ouvrage mélange le ton comique d’après 1870, l’esprit des revues de café-concert et le rythme du théâtre parlé. À sa création, l’œuvre est intitulée « comédie-vaudeville », mention soulignant l’importance de l’action. La musique est destinée à des « numéros » spirituels de solistes. Le rôle-titre valorise les talents d’Anna Judic, première Mam’zelle Nitouche d’une série de vedettes. Le succès est tel qu’il se prolongera au cinéma !

La postérité – même confidentielle – d’Hervé doit beaucoup à Mam’zelle Nitouche qui fut indiscutablement son plus grand succès. Pour beaucoup d’ailleurs, Hervé fut longtemps l’homme de deux œuvres : une pochade titrée Le Petit Faust (1859), et cette opérette plus tard immortalisée par Raimu puis Fernandel au cinéma (1931 et 1954), et enregistrée ensuite par l’ancien ORTF dans la série des trésors de l’opérette française. Il faut dire que le sujet de l’ouvrage – un organiste devenant homme de théâtre et compositeur léger à la nuit tombée – n’était rien moins qu’autobiographique. Et le nom de Floridor n’est pas un clin d’œil anodin au prénom d’Hervé, Florimond.

Mam’zelle Nitouche, même si elle n’est pas la dernière œuvre d’Hervé, peut être regardée comme son testament musical, ou tout au moins son point d’accomplissement. L’œuvre mélange habilement le ton comique d’après 1870 (celui de Lecocq, en particulier), l’esprit des revues de café-concert (à travers certains airs prévus pour être chantés isolément) et le rythme effréné du théâtre parlé hérité de Labiche. D’ailleurs, à la création en janvier 1883, l’ouvrage était intitulé « comédie-vaudeville », mention qui dit assez combien l’action y est tout, et la musique plus spécifique- ment destinée à des « numéros » spirituels de solistes. Contrairement à la plupart des opérettes, plusieurs rôles sont ici complètement et uniquement parlés.

C’est Anna Judic qui fut chargée du rôle-titre, celui qui porte la responsabilité de presque tous les airs et duos.
Dans la tradition des Belle Hélène et autres Grande-Duchesse, Hervé et ses librettistes (Henri Meilhac et Albert Millaud) avaient misé sur l’abattage scénique d’une vedette chérie des parisiens et dont la notoriété suffirait seule au triomphe. Ils ne s’étaient pas trompés : Anna Judic joua l’œuvre plus d’une année sans discontinuité, s’assurant un revenu de près d’un million de francs avec cette seule incarnation. L’anecdote raconte qu’elle investit la somme dans la construction de l’hôtel Judic qui figure parmi les splendeurs architecturales de l’époque et qui est aujourd’hui classé monument historique.

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