concert

Duos pour violoncelles

de Jacques OFFENBACH

Duos pour violoncelles lettre F nos 1, 2 et 3

Date
14 juin 2019 – 20h30
Théâtre des Bouffes du Nord
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Programme de salle

Production Palazzetto Bru Zane
En coréalisation avec le C.I.C.T. – Théâtre des Bouffes du Nord

Henri Demarquette, Aurélien Pascal, violoncelles

Ce sont ses talents de violoncelliste qui mènent le jeune Jacques Offenbach à Paris. Au milieu des années 1830, après un rapide passage au Conservatoire, il y entame une carrière de virtuose. Si briller en concert est utile pour faire connaître son nom, il faut néanmoins trouver d’autres sources de revenus : un pupitre dans la fosse de l’Opéra-Comique et, surtout, l’enseignement particulier. Publiés entre 1839 et 1855, les différents volumes du Cours méthodique de duos pour deux violoncelles opus 49 à 54 permettent d’approcher les principes pédagogiques que le compositeur adopta alors : un apprentissage par le jeu, une difficulté croissante, un dialogue entre l’élève et le professeur. Henri Demarquette et Aurélien Pascal interpréteront trois des plus exigeants duos de cette série.

Le violoncelle romantique

Le siècle romantique constitue un point d’apogée dans l’histoire du violoncelle, dans le sillage de l’essor connu par l’instrument au XVIIIe siècle qui supplante peu à peu la viole de gambe et dont le jeu s’enrichit de nouvelles techniques : invention de la position du pouce, notamment, qui permet de conquérir le registre aigu de l’instrument et d’augmenter la virtuosité de la main gauche, facilitant en particulier l’emploi de doubles cordes sur la partie du manche la plus proche du chevalet. Mis à l’honneur par les plus grands compositeurs du temps – Beethoven, Mendelssohn, Brahms, Schumann, Lalo, Saint-Saëns, Chopin –, l’instrument s’émancipe définitivement du rôle traditionnel d’accompagnement que lui avaient attribué la période baroque puis l’ère classique. L’apparition d’une littérature spécialisée écrite par des violoncellistes qui explorent les possibilités tant techniques qu’expressives de l’instrument – Jacques Offenbach, David Popper, Jean-Louis Duport et Bernhard Romberg – fait aussi considérablement évoluer le jeu et permet de révéler aux autres compositeurs les possibilités de cet instrument, dont le lyrisme s’accorde bien avec l’esthétique romantique du temps.