opérettes

Lecocq & Barbier

"Sauvons la caisse" : opérette en un acte
"Faust et Marguerite" : saynète-bouffe

Dates
21 juin 2019 – 20h30
Théâtre Marigny, Studio Marigny
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22 juin 2019 – 15h
Théâtre Marigny, Studio Marigny
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22 juin 2019 – 20h30
Théâtre Marigny, Studio Marigny
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23 juin 2019 – 11h
Théâtre Marigny, Studio Marigny
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23 juin 2019 – 17h
Théâtre Marigny, Studio Marigny
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Programme de salle

Production Bru Zane France
En coréalisation avec le Théâtre Marigny
En partenariat avec Aida 38 – Agence Iséroise de Diffusion Artistique / Théâtre du Capitole de Toulouse / MC2: Maison de la culture – Scène nationale de Grenoble

Charles LECOCQ
Sauvons la caisse
Frédéric BARBIER
Faust et Marguerite

Fille de l’air / Marguerite, Lara Neumann
Cruchinet / Faust, Flannan Obé
Pierre Cussac, accordéon et arrangements

Lola Kirchner, mise en scène, décors et costumes

Une dompteuse de cirque débarque chez un milliardaire russe (pour régler ses comptes avec lui), lequel n’est en fait que le domestique déguisé de celui-ci. De leur côté, deux acteurs de province se préparent pour chanter Faust de Gounod dans un théâtre modeste, mais leur dispute rocambolesque leur fait rater leur entrée en scène… Quiproquos burlesques garantis. En associant ces deux opéras-bouffes en un acte, c’est de la condition des artistes au XIXe siècle que parle ce spectacle, sur un ton résolument débridé et taquin. Le Palazzetto Bru Zane associe pour l’occasion l’un des maîtres de l’opérette – Charles Lecocq – à un compositeur dont on aurait tort de méconnaître plus longtemps le talent comique.

Savoir aller à l’essentiel...

Croirait-on que les opéras et opérettes en un acte représentent presque les deux tiers du répertoire lyrique français de l’époque romantique, tant ils sont peu joués aujourd’hui ? Dans les grands théâtres, ces ouvrages avaient pour mission de servir de lever de rideau aux pièces en trois actes et d’adapter ainsi la durée des soirées lyriques qui devaient occuper le spectateur pendant trois ou quatre heures d’affilée. Dans les salles plus modestes, ces ouvrages formaient le clou de la soirée, concluant souvent une succession de numéros comiques ou chorégraphiques. Outre l’aspect financier, le décret de 1807 fait peser jusqu’au Second Empire des proscriptions sur les petits théâtres : pas plus de deux ou trois personnages en scène, pas de chœur, pas de ballet… Faire beaucoup avec peu, laisser imaginer ce qu’on ne peut montrer, animer la coulisse, présenter des personnages muets, renvoyer à l’imaginaire collectif. En découle un répertoire incroyablement drôle qui ne manque pas de prendre à partie le public pour que scène et salle ne fassent qu’un, célébrant à l’unisson cet « esprit de Paris » à mi-chemin entre comique grivois et surréalisme des situations.

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